Passage à Nouamghar

Samedi 22 octobre : Sur la route de Nouamghar, nous traversons la zone ayant pour nom Azefal. Zone connue et redoutée des anciens pilotes du Paris-Dakar car le sable orangé a presque la consistance de la farine. Bien sûr, une zone impraticable pour le speed sail. De toute façon le vent était une fois de plus aux abonnés absents. Seul moyen d’avancer, soit de monter dans les 4×4, soit de faire un paquetage et de marcher. Je vous laisse découvrir les photos qui parlent d’elles-mêmes. Après une bonne journée de galère, nous organisons le premier bivouac en plein désert.

logoAnecdote
Après une journée très fatigante, nous sommes exténués. Au moment de se coucher, les guides montent dormir sur le toit de leurs 4×4. Intrigués nous leur demandons si une raison particulière les motive, ils éclatent de rire tout en nous disant : « vous verrez … ». Nous avons surtout senti les petites gerboises du désert qui aiment rentrer dans les sacs de couchage ou mordiller les oreilles de Gildas.
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Azefal

Comparaison

Fin de journée j’arrive en vue des dunes rouges, le passage que l’on m’a annoncé comme difficile avant Nouamghar. Le sable est très mou par endroits… Arnaud de Rosnay  Cette zone s’appelle Azefal. Nous y avons également passé les moments les plus éprouvants.

Dimanche 23 octobre : La zone de l’Azefal est passée, nous filons tout droit vers Nouamghar. La chaleur est toujours aussi accablante et en plein milieu de la journée nous faisons une halte à la Baie Saint-Jean. Les 4×4 se mettent en formation bivouac pour un repos à l’ombre. Nous trempons les pieds dans cette baie où je n’ai jamais goutté une eau de mer aussi chaude. Après avoir repris la piste, nous faisons également une halte au village de Teichot. Village d’une très grande précarité où Claude, notre médecin attitré, prodigue des soins aux habitants.

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Comparaison

Je suis sur la piste qui longe la baie Saint-Jean… Je veux poursuivre mais après une heure et demie de progression je dois m’allonger sous la voile pour échapper au soleil… Arnaud de Rosnay  Non seulement nous avons longé cette baie, mais en plus nous y avons bivouaqué à mi-journée pour échapper à une chaleur battant tous les records de température.

Le vent monte et nous pouvons avancer agréablement sur nos speed sail. De plus, la sensation de vitesse nous permet un rafraîchissement attendu. Enfin Nouamghar, reconnaissable avec ses squelettes de baleine à l’entrée du village. Un accueil inoubliable avec des enfants ayant une joie de vivre impressionnante. Ce qui restera pour moi l’un des meilleurs clichés de toute cette aventure (je vous laisse deviner laquelle parmi les photos suivantes). Ce sera également l’occasion de visiter le Cap Timéris avec ses milliers de flamants roses et de crabes.

Le soir nous aurons l’honneur de manger chez le chef du village. Aucune photo n’y sera prise afin de respecter l’intimité de nos hôtes. Puis, se sera un dodo bien mérité non loin de Nouamghar.

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