de Nouadhibou au Cap Tafarit

Vendredi 21 octobre : Le raid va enfin commencer. La première étape doit nous amener au Cap Tafarit. En partant du Cap Blanc, nous devons obligatoirement remonter la presqu’île en 4×4 puis suivre la piste qui longe la frontière entre la Mauritanie et le Maroc. Les raisons sont simples :

  • A cette époque seule une piste existait
  • La piste était impraticable en speed sail
  • Nous avions le conseil de ne pas sortir de la piste. En effet, la guerre du Sahara occidental qui s’est déroulée entre 1975 et 1992 contre le Front Polisario a laissé de nombreuses mines dans le sol

C’est au bout d’une bonne centaine de kilomètres que nous sommes descendu des 4×4, puis avons mis pieds sur nos speed sail. Après avoir gréé le matos, en route pour l’aventure. Mince, il manque un élément … le vent !

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Sepka

Comparaison

Le vent du désert souffle à 50 kilomètres à l’heure à l’anémomètre. Je roule comme un démon sur le sepka. Le sepka est un terrain chargé de poudre alluvionnaire, de particules minuscules de coquillages écrasés… Arnaud de Rosnay  La sepka n’existe pas. Il s’agit en réalité de la Sebkha dont la prononciation est très proche. Nous sommes passé au même endroit, mais pas de chance nous n’avons pas eu de vent.

Première journée très très éprouvante à cause de la chaleur et du manque de vent. Le ton est donné, le raid ne va pas être de tout repos. D’ailleurs, Gildas en fait les frais puisque un coup de chaleur conséquent fait intervenir le toubib qui lui fait une bonne piqûre dans le c…

Arrive la fin de journée. La nuit pointe son nez, le vent monte et nous pouvons tirer le premier bord de ce raid… Magique ! Nous étions enfin sur un speed dans le désert. L’objectif était de rejoindre le Cap Tafarit où nous attendait l’organisateur local, avec des tentes et un repas local.

Samedi 22 octobre : Le lendemain au réveil nous apprécions l’organisation qui nous entoure. Avant de reprendre la piste nous décidons de prendre quelques photos sur les rochers escarpés qui sont proches du campement.

Nous reprenons la piste avec un vent efficace pour avancer mais très vite les difficultés arrivent. De nouveau le vent est absent, il fait très très chaud (j’ai ingurgité 10 litres d’eau en une journée), la piste est dangereuse avec des sillons. Les corps et le matériel sont mis à rude épreuve. Mais ce n’est rien avec ce qui nous attend par la suite…

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