L’épilogue

Jeudi 3 novembre 12h00 : Après un réveil déjà nostalgique, l’épilogue de notre histoire est proche. Nous nous lançons sur nos 30 derniers kilomètres. Nous sommes partagés entre la volonté d’en découdre et la fin d’un voyage qui va rester gravé dans nos têtes. L’arrivée se fait sentir. Il y a de plus en plus de monde sur la plage et d’énormes travaux y sont réalisés, d’ailleurs nous côtoyons de très très près les poids lourds qui transportent le sable.

Jeudi 3 novembre 13h00 : Nous y sommes, plage de Yoff. De toute façon nous ne pouvons aller plus loin car la plage se termine par une corniche. Sur les traces d’Arnaud de Rosnay, nous avions débutés par la corniche du Cap Blanc, nous terminons par celle du Cap Vert. NOUS L’AVONS FAIT ! Rien quand écrivant ces lignes, 23 ans après, j’en frissonne.

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Je roule, et je roule, et je roule. Soudain je m’aperçois que la plage n’est pas vide. A l’Horizon ce point est devenu colonne, a pris contours pour se révéler Maison. Dakar ! Oui Dakar est là ! A 16 heures je descends du Speed Sail à Yoff… le raid est terminé. Arnaud de Rosnay 
Yoff - arrivée
Plage de Yoff, le terminus

Vendredi 4 novembre : Nous avons dormi à l’hôtel Ngor Diarama, où nous profitons de la piscine. Les guides ont préféré dormir dans les 4×4 pour les surveiller. Au petit matin, Gildas et moi allons les voir et prendre le petit déjeuner avec eux.

Cette journée sera consacrée au rangement du matériel, aux démarches administratives puis à la visite de Dakar. Nous en profitons pour donner à un dispensaire sénégalais le stock de médicaments et le matériel médical que nous avions pour notre sécurité.

logoAnecdote
Alors que les véhicules ont parcouru à nos côtés plus de 1000 km dans le désert sous une chaleur torride et sans aucune panne ou crevaison, en plein centre ville de Dakar sur des routes parfaitement goudronnées : crevaison de l’un des 4×4 en montant sur un trottoir, trop fort !

Arrive le moment des déchirements, nos 3 guides et Philippe de Castille repartent en Mauritanie. Des personnes que nous ne croiserons plus jamais mais qui resteront gravées dans notre mémoire par leur gentillesse et leur dévouement.

Samedi 5 novembre 23h45 : Notre matériel est chargé dans les soutes. Olivier a pu négocier le prix du fret. L’avion décolle.

Dimanche 6 novembre 07h00 : Il fait froid, nous venons d’atterrir à Roissy. Deuxième séparation avec notre photographe et notre cameraman. Les reverrons-nous un jour ?

Ce qui parait paradoxal après une telle aventure, est que nos routes vont se séparer. Ce sera 23 ans après en écrivant ce blog, que j’ai pu reprendre contact avec Catherine, Gildas et Nicolas.

Avons-nous réussi notre pari ?

  • Outre l’aspect sportif de notre aventure, nombre d’anecdotes et de comparatifs prouvent que nous avons retrouvé la trace d’Arnaud de Rosnay, cela pour le plus grand plaisir de ce qui auront suivi ce baroudeur de la voile.
  • Sur les 1100 km que nous avons réellement parcourus, 80% ont été réalisés en speed sail ou à pousser notre matériel car le vent aura été le grand absent.
  • Avec en tout et pour tout, 14 nuits de bivouac, une voile de déchirée, un diabolo de cassé, une vingtaine de crevaisons, un sérieux coup de chaleur pour Gildas au nord de la Mauritanie, une bonne tendinite à la jambe pour moi et des mains abîmées pour tout le monde, nous avons réussi à joindre les deux caps…

 …Et nous en sommes fiers

Poignée de main
Poignée de main sur la plage de Yoff, le raid est terminé

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